Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog


22 décembre 2011

DROIT DE VOTE DES ETRANGERS : ON CONNAIT LA CHANSON !

photo_1268583160524-1-0_zoom.jpg
Dans la chanson, la mode est aux reprises incessantes de vieux tubes qui ont fait et feront la fortune des producteurs. Par manque de créativité ou par facilité sans doute... Le Parti Socialiste (PS) aussi a ses vieux refrains. Le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales fait partie de ces vieilles rengaines que la gauche entonne à chaque échéance présidentielle.


Voici bientôt trente ans que les responsables du PS reprennent en choeur ce chant électoraliste. Pourtant la partition est toujours inachevée.

Malgré leur présence aux commandes de l'Etat, les socialistes n'ont jamais tenu cette promesse. A peine élus, ils prenaient bien soin de ranger ce dossier au bas de la pile, au fond du couloir des archives.

Quelle motivation étrange peut bien amener les caciques de ce Parti à défendre, la main sur le coeur, une idée présentée comme une conviction profonde depuis tant d'années pour l'oublier si prestement une fois connu le résultat du scrutin ?

La tactique est simple, connue, mitterrandienne.

Après son arrivée à l'Elysée, en 1981, François Mitterrand, l'intrigant, a vite compris tout le parti qu'il pouvait tirer d'une percée de l'extrême Droite dans le débat politique. Il y voyait le moyen de diviser la Droite mais aussi un façon de lui pomper ses électeurs.

Une étrange alliance objective s'est alors nouée entre Jean-Marie Le Pen et le Président de la République, et au delà, entre le Parti Socialiste et le Front National. La stratégie était claire : déstabiliser la Droite en favorisant le FN.

Pour cela, rien de plus simple : Après avoir fait pression sur les chaînes de la radio-télévision d'Etat pour qu'elles ouvrent leurs antennes au Président du FN, après avoir institutionnaliser la proportionnelle en 1985, le seul mode de scrutin à pouvoir assurer un groupe parlementaire au FN, il suffisait, avant chaque campagne électorale, de relancer cette idée fixe oubliée sitôt les élections terminées : le droit de vote des étrangers.

L'objectif est simple : rejeter vers le FN les électeurs de Droite que la perspective de cette réforme effraie et ainsi affaiblir la Droite.

Lorsque François Mitterrand remporte l'élection présidentielle en 1981, le Front National représente à peine 1 % des suffrages. Après onze ans de République mitterrandienne, il atteint près de 15 %. Le doute n'est pas permis quant à la part de responsabilité du seul Président de gauche de la cinquième République dans cette poussée de l'extrême Droite.

Ses héritiers, sans imagination, sans talent et sans idées reprennent aujourd'hui cette vieille recette indigeste avec le même mépris des électeurs. Victoire prochaine de la gauche ou pas, cette réforme n'a pas plus de chance d'aboutir cette fois-ci que les fois précédentes.

Outre cet aspect politicien et médiocre qui sied si bien au Parti Socialiste, il ne faut jamais perdre de vue que, dans notre République, le droit de vote est conditionné. Ce n'est pas une faveur accordée en rapport avec le montant des impôts que nous payons. Le PS défend son idée en soutenant que le droit de vote devrait être accordé aux étrangers versant un montant minimal d'impôts. Cette définition n'est autre que celle du suffrage censitaire. Or, dans notre Constitution, le droit de vote ne dépend pas du statut de contribuable. En revanche, il est indissiociable de l'appartenance à la nationalité française.

C'est la nationalité française qui porte en elle le droit d'exprimer son suffrage aux élections. Il existe certes une dérogation pour les citoyens membres de l'Union européenne mais là encore, c'est la citoyenneté européenne qui confère à ses détenteurs ce droit de vote.

Accorder le droit de vote aux étrangers, fut-ce aux élections locales, serait nier la définition même de notre citoyenneté.

Le PS aime brader les valeurs de la France mais il est hors de question de le laisser saborder notre pays. Le droit de vote, en France, est réservé aux citoyens français. Libre à ceux qui souhaitent exprimer leur suffrage aux élections françaises d'acquérir notre nationalité.

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://labranceheraultaiseduchene.blogs.midilibre.com/trackback/607834

Commentaires

Le vote des étrangers n'est qu'une étape. La suivante, c'est la possibilité de se présenter aux élections locales sans être français, puis d'exiger toujours plus de droits et de moins en moins de devoirs : la communautarisation de notre société, c'est la fin de la France !

Écrit par : Léonce | 26 décembre 2011

Répondre à ce commentaire

Hollande président et la France est foutue, livrée aux bobos gauchos droit-de-l'hommistes. Les classes moyennes n'ont pas fini de se serrer la ceinture pour payer les "allocs" de tous les miséreux du monde venus trouver refuge dans notre pays. La France ne peut plus vivre au dessus de ses moyens !

Écrit par : Clément | 29 décembre 2011

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire